Véhicules utilitaires : la mobilité électrique est en marche
Quoiqu'il en coûte
Les véhicules 100 % électriques (VE) ont désormais des TCO (Total cost of ownership ou coût global de possession) qui se rapprochent de ceux des véhicules thermiques. Trois raisons à cela :
- des aides gouvernementales et une fiscalité avantageuse : la grille des bonus n'est pas des plus simples ! Jusqu'au 30 juin 2021, un VE de moins de 45 000 euros bénéficie d'un bonus plafonné à 27 % du prix de vente avec un maximum de 5 000 euros pour une entreprise (7 000 euros pour un particulier). Ce bonus est de 3 000 euros pour un VE dont le prix est compris entre 45 000 et 60 000 euros. Au 1er juillet 2021, ces bonus seront réduits de 1 000 euros et à nouveau de 1 000 euros le 1er janvier 2022. Dans la plupart des régions métropolitaines, les VE ne paient pas de taxe sur le certificat d'immatriculation et de nombreuses collectivités locales les autorisent à stationner gratuitement ;
- le dynamisme du marché d'occasion : c'est déterminant parce que plus la valeur de revente est élevée, plus le TCO est bas ;
- des frais d'entretien et de réduits : le budget "maintenance" d'un VUL 100 % électrique est bien élevé que celui d'un VUL thermique. Attention toutefois à l'usure prématurée des pneumatiques surtout si les charges transportées sont importantes. Recharger les batteries est bien moins coûteux que faire le plein de carburant même si on peut avoir de mauvaises surprises sur certains réseaux de recharge ultra-rapide.